Réponses au QCM sur le RGPD

1. Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est entré en application le :

A. 1er janvier 2018
B. 25 mai 2018
C. 1er juin 2019
D. 31 décembre 2017

Réponse : B

Le RGPD est effectivement entré en application le 25 mai 2018.


2. L'objectif principal du RGPD est :

A. Interdire totalement le traitement des données personnelles
B. Harmoniser la protection des données personnelles dans l'Union européenne
C. Permettre la vente des données personnelles au plus offrant
D. Faciliter le stockage illimité des données à caractère personnel

Réponse : B

Le RGPD vise à uniformiser et à renforcer la protection des données personnelles dans l'UE.


3. Parmi ces notions, laquelle ne fait pas partie des droits des personnes concernées par le RGPD ?

A. Le droit d'accès
B. Le droit à l'oubli
C. Le droit à la portabilité
D. Le droit de propriété intellectuelle sur les données

Réponse : D

Les principaux droits incluent : droit d'accès, droit à l'effacement (oubli), droit à la portabilité, etc. Le droit de propriété intellectuelle n'est pas un droit spécifique conféré par le RGPD.


4. Le RGPD s'applique :

A. Uniquement aux entreprises situées sur le territoire de l'UE
B. À toute entité (dans l'UE ou hors UE) qui traite des données de résidents de l'UE
C. Aux traitements de données non automatisés uniquement
D. Uniquement aux organismes publics de l'Union européenne

Réponse : B

Le RGPD a une portée extra-territoriale et s'applique à toute structure traitant des données personnelles de résidents de l'UE, quel que soit son emplacement.


5. Dans le cadre du RGPD, on appelle « responsable du traitement » :

A. La personne dont les données sont traitées
B. L'autorité de contrôle (CNIL en France)
C. L'entité ou la personne morale qui détermine les finalités et les moyens du traitement
D. Le sous-traitant qui réalise techniquement l'opération de traitement

Réponse : C

Le responsable du traitement est celui qui détermine la finalité et les moyens du traitement.


6. Le « sous-traitant » au sens du RGPD est :

A. L'autorité de contrôle chargée de veiller à la conformité
B. L'organisation ou la personne qui traite les données pour le compte du responsable du traitement
C. La personne qui demande la collecte de données
D. La personne concernée par le traitement

Réponse : B

Le sous-traitant agit pour le compte et sous l'autorité du responsable du traitement.


7. Le DPO (Data Protection Officer) ou Délégué à la Protection des Données a pour rôle principal :

A. Contrôler les salariés et signaler leurs infractions au responsable hiérarchique
B. Vendre les données collectées au plus offrant
C. Veiller au respect du RGPD au sein de l'organisme et être point de contact avec l'autorité de contrôle
D. Répondre à toutes les réquisitions judiciaires sans condition

Réponse : C

Le DPO veille à la conformité RGPD, conseille l'organisme et sert d'interface avec l'autorité de contrôle.


8. Un DPO doit obligatoirement être désigné dans certains cas. Lequel de ces critères l'impose ?

A. L'entreprise a un chiffre d'affaires supérieur à 100 millions d'euros
B. L'organisme traite des données sensibles à grande échelle ou est un organisme public
C. Le traitement s'effectue uniquement sur le territoire français
D. L'organisme emploie plus de 10 salariés

Réponse : B

Sont notamment concernés les organismes publics ou ceux qui effectuent un suivi régulier et systématique à grande échelle ou traitent des données sensibles à grande échelle.


9. Selon le RGPD, une « donnée personnelle » est :

A. Une donnée portant sur un sujet public
B. Une donnée concernant l'environnement ou la biodiversité
C. Toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable
D. Un numéro de compte bancaire d'une entreprise

Réponse : C

Les données personnelles concernent toute personne physique identifiable.


10. Une « donnée sensible » au sens du RGPD est :

A. Toute donnée personnelle liée à l'économie
B. Uniquement la nationalité
C. Les données sur la santé, la religion, les convictions politiques, l'orientation sexuelle, etc.
D. Les données concernant la famille d'une personne

Réponse : C

Les données sensibles incluent celles relatives à la santé, aux opinions politiques, aux convictions religieuses, etc.


11. Concernant le consentement en matière de traitement de données, le RGPD exige :

A. Que le consentement soit présumé pour tout internaute
B. Que le consentement soit libre, spécifique, éclairé et univoque
C. Que le consentement soit obligatoire même pour les traitements répondant à une obligation légale
D. Qu'aucun consentement ne soit nécessaire si l'entreprise ne stocke pas les données plus de 24h

Réponse : B

Le RGPD définit le consentement comme étant libre, spécifique, éclairé et univoque (acte positif clair).


12. En cas de violation de données, le RGPD impose au responsable de traitement de :

A. Ne rien faire si la violation provient d'un tiers
B. Informer les personnes concernées uniquement après 6 mois
C. Notifier l'autorité de contrôle dans les meilleurs délais (72h si possible) et, selon les cas, avertir les personnes concernées
D. Déposer une plainte contre ses propres sous-traitants

Réponse : C

La notification à l'autorité doit se faire dans les 72 heures après constat de la violation (quand cela est requis), et si la violation présente un risque élevé pour les droits et libertés, les personnes doivent être informées.


13. Parmi les principes fondamentaux du RGPD, on ne trouve pas :

A. La minimisation des données
B. La limitation de la conservation des données
C. L'obligation de partager toutes les données avec les autorités publiques
D. La transparence du traitement

Réponse : C

Le RGPD n'impose pas de partager systématiquement toutes les données avec les autorités. En revanche, minimisation, limitation de conservation et transparence font partie des principes clés.


14. La « minimisation des données » signifie :

A. Réduire le volume des données traitées au strict nécessaire
B. Ne pas stocker de données chiffrées
C. Supprimer les sauvegardes après 24h
D. N'autoriser le stockage que sur des serveurs physiques

Réponse : A

Le principe de minimisation consiste à ne collecter et ne traiter que les données strictement nécessaires aux finalités.


15. Le droit à la portabilité permet à une personne concernée de :

A. Obtenir uniquement la suppression des données
B. Transférer ses données personnelles d'un organisme à un autre sous un format structuré et lisible
C. Empêcher le traitement de ses données par le responsable du traitement
D. Racheter ses données à l'organisme responsable

Réponse : B

Le droit à la portabilité permet de récupérer les données fournies de manière structurée pour les transférer à un autre responsable de traitement.


16. En France, l'autorité de contrôle compétente pour veiller au respect du RGPD est :

A. La CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés)
B. La CADA (Commission d'Accès aux Documents Administratifs)
C. Le Conseil d'État
D. Le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel)

Réponse : A

La CNIL est l'autorité française en matière de protection des données.


17. Les sanctions pécuniaires maximales prévues par le RGPD en cas de non-conformité peuvent s'élever jusqu'à :

A. 20 000 €
B. 4 % du chiffre d'affaires mondial annuel ou 20 millions d'euros (le montant le plus élevé)
C. 2 % du capital de la société
D. 1 million d'euros quel que soit le chiffre d'affaires

Réponse : B

Les amendes peuvent aller jusqu'à 20 millions d'euros ou 4 % du CA mondial, selon le montant le plus élevé.


18. L'analyse d'impact relative à la protection des données (DPIA) est :

A. Obligatoire pour tout traitement quel qu'il soit
B. Un document facultatif et non recommandé
C. Obligatoire pour les traitements présentant un risque élevé pour les droits et libertés des personnes
D. Une simple formalité sans valeur juridique

Réponse : C

Le DPIA est obligatoire dès lors qu'un traitement est susceptible d'engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes (ex. surveillance à grande échelle, données sensibles, etc.).


19. Dans le cadre d'une politique RGPD pour un service informatique, il est conseillé de :

A. Conserver toutes les données sans limite
B. Mettre en place un registre des traitements et chiffrer les données sensibles
C. Déclarer uniquement les traitements marketing
D. Sous-traiter systématiquement la gestion des données personnelles à un prestataire étranger

Réponse : B

Un registre des traitements est obligatoire pour la plupart des organismes. Le chiffrement des données sensibles fait partie des bonnes pratiques de sécurité.


20. Concernant les cookies et autres traceurs en ligne, le RGPD et la directive ePrivacy imposent :

A. L'obligation de recueillir un consentement éclairé avant le dépôt de cookies non essentiels
B. De toujours refuser les cookies tiers
C. D'installer automatiquement tous les cookies au chargement de la page
D. De ne pas informer l'utilisateur sur la finalité des cookies

Réponse : A

Les cookies non essentiels (publicité, analyse, etc.) nécessitent un consentement explicite. L'information claire et la possibilité de refuser sont obligatoires.


21. L'un des objectifs du RGPD, particulièrement important pour les TSSR, est :

A. De compliquer l'infrastructure réseau pour limiter les risques
B. De supprimer les sauvegardes de données personnelles
C. D'assurer la sécurité et la confidentialité des données grâce à des mesures techniques et organisationnelles
D. De n'autoriser que l'utilisation de logiciels open source

Réponse : C

Le RGPD exige de mettre en œuvre des mesures de sécurité appropriées pour garantir la confidentialité et l'intégrité des données.


22. Selon le RGPD, la responsabilité de la sécurité des données personnelles incombe :

A. Aux seuls utilisateurs finaux
B. Exlusivement au sous-traitant
C. Au responsable du traitement, et peut être partagée avec le sous-traitant selon les clauses contractuelles
D. À personne, il n'y a pas de responsabilité en cas de piratage

Réponse : C

Le responsable du traitement est responsable en premier lieu, mais le sous-traitant peut aussi être tenu responsable selon les dispositions contractuelles et son niveau d'implication.


23. Un employé qui traite des données personnelles dans le cadre de ses fonctions doit :

A. Avoir reçu des instructions documentées du responsable du traitement et respecter la politique interne de confidentialité
B. Pouvoir utiliser les données comme il l'entend, tant qu'il respecte son chef
C. Informer systématiquement la CNIL de toute opération réalisée
D. Partager automatiquement les données avec tous les collègues

Réponse : A

Le traitement doit être conforme aux instructions et à la politique de l'organisme. L'employé doit respecter les consignes du responsable du traitement.


24. Lorsque vous configurez les accès aux données personnelles dans un système informatique, vous devez appliquer :

A. Le principe du « moindre privilège » (limiter l'accès aux seules personnes ayant besoin d'y accéder)
B. Un accès illimité à tous les collaborateurs
C. Un accès automatique pour tous les prestataires externes
D. Une règle unique de mot de passe pour tout le service

Réponse : A

Le principe du moindre privilège (least privilege) est une mesure de sécurité fondamentale pour protéger les données personnelles.


25. En tant qu'administrateur systèmes et réseaux, pour répondre aux exigences du RGPD concernant la protection des données personnelles, vous pouvez :

A. Conserver les mêmes mots de passe par défaut sur tous les équipements
B. Mettre en place des solutions de chiffrement, des backups sécurisés et des contrôles d'accès rigoureux
C. Séparer les environnements de production et de test sans mesures de sécurité
D. Ne pas documenter les processus de sauvegarde et de restauration

Réponse : B

Les bonnes pratiques incluent le chiffrement, la sauvegarde sécurisée, la gestion fine des accès et la traçabilité.


26. Une mention d'information RGPD adressée aux personnes concernées doit inclure :

A. Un texte juridique incompréhensible
B. Les coordonnées du DPO (le cas échéant), les finalités du traitement, la base légale, les droits, etc.
C. Un lien vers le site de la Commission Européenne uniquement
D. Rien, le RGPD n'impose pas d'informer les personnes

Réponse : B

Les informations minimales comprennent l'identité du responsable, les finalités, la base légale, la durée de conservation, les droits, les coordonnées du DPO si applicable, etc.


27. Pour pouvoir prouver sa conformité au RGPD, un organisme doit :

A. Développer un logiciel métier propriétaire
B. Tenir un registre des activités de traitement et disposer d'une documentation montrant les mesures mises en place
C. Poster un message sur les réseaux sociaux assurant qu'il respecte le RGPD
D. Installer un antivirus gratuit sur le serveur

Réponse : B

Le RGPD impose le principe d'« accountability » (responsabilisation) : l'organisme doit être en mesure de démontrer qu'il respecte les obligations (registre, documentation, DPIA, etc.).


28. Lorsque des données personnelles sont traitées dans un cloud hors de l'UE, l'organisme doit s'assurer :

A. Qu'il n'existe aucune législation locale sur la protection des données
B. Que le fournisseur cloud est en conformité avec les exigences du RGPD ou dispose de garanties adéquates (clauses contractuelles types, décision d'adéquation, etc.)
C. Que les données soient conservées en clair pour en faciliter la consultation
D. Qu'aucun contrat ne lie l'organisme au fournisseur

Réponse : B

Les transferts hors UE sont autorisés si le pays assure un niveau de protection adéquat ou s'il existe des garanties appropriées (clauses contractuelles, etc.).


29. Parmi les bonnes pratiques de sécurisation des données préconisées par la CNIL et le RGPD, on trouve :

A. L'obligation de partager toutes les données sur un réseau public non protégé
B. Le chiffrement des données, le cloisonnement des bases, l'authentification forte
C. L'utilisation d'un mot de passe unique pour tous les services
D. Le bannissement des mises à jour logicielles pour éviter les redémarrages

Réponse : B

Les recommandations incluent le chiffrement, le cloisonnement, l'authentification forte, la mise à jour régulière des systèmes, etc.


30. Lors de la mise en conformité d'une entreprise au RGPD, on conseille généralement :

A. De former et sensibiliser régulièrement le personnel
B. De traiter le RGPD comme un projet ponctuel, puis de l'oublier
C. De laisser la Direction s'occuper seule des procédures
D. De ne communiquer aucune politique de confidentialité aux utilisateurs

Réponse : A

La sensibilisation et la formation du personnel sont essentielles pour assurer la conformité RGPD sur le long terme.


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